Crédit photo : Michel Clair @ Flicker STOP ! On nous parle de Grenelle de l'environnement, on nous parle d'éco-citoyenneté, on nous parle de responsabilité écologique, etc, etc... OK. Au quotidien nous essayons tous un tant soit peu de faire attention à notre consommation. Le tri sélectif est rentré dans les moeurs, on ne laisse plus la lumière dans un pièce vide, on débranche les chargeurs qui ne sont reliés à rien, on appuie sur le petit bouton de la chasse d'eau pour un petit pipi. Et ainsi de suite. OK. Je suis profondément écologique dans l'âme et même si je ne respecte pas forcément tous les dogmes de l'éco-citoyenneté à 100% j'essaie de faire au mieux et pense être au dessus de la moyenne des français (je suis en particulier choqué de trouver des ordures un peu partout, notamment dans nos belles montagnes ou sur nos belles plages...).

Hélas, au grand hélas, je suis pourtant choqué de voir le gaspillage d'eau utilisé pour nettoyer les rues et les caniveaux de nos grandes villes, notamment Paris où je réside. Que des camions citernes aspergent les rues de leur eau sous pression, soit, on peut dans ce cas supposer que l'eau n'est pas potable et qu'elle vient directement d'un quelconque pompage de la Seine par exemple (et encore je ne préfère pas vérifier cette information au risque d'être déçu). En revanche, voir des centaines de litres d'eau fuir directement dans les caniveaux depuis les vannes prévus à cette effet au ras des trotoirs, alors là non, ça me choque carrément. A quoi ça sert ? Vraiment ? Avez-vous déjà remarqué l'efficacité du procédé ? Certes, les éléments le plus volatiles et surtout les plus récemment implantés s'en vont relativement rapidement. Mais les éléments plus lourds ou plus incrustés (déjections canines, cannettes, papiers gras, paquets de cigarette collés, etc.) résistent méchamment et attendent patiemment que les agents viennent les déloger à coup de balai magique.

A quoi bon ? Pourquoi ne pas passer directement ledit coup de balai ? Imaginez le nombre de ces vannes dans chaque quartier, multipliez le par le temps qu'elles restent ouvertes sans surveillance, puis par nombre de quartier dans votre ville, puis par le nombre de villes en France, etc... Je ne connais pas le chiffre et ne préfère pas le connaitre au risque de me donner la nausée. Et dire qu'après on nous reproche de laisser couler le robinet pendant qu'on se lave les dents, ou de ne pas réparer la fuite de notre chasse d'eau... Certes c'est nécessaire et il faut le faire, mais que les collectivités et les pouvoir publics comment à nettoyer devant leur porte. Et pas à coup de vanne cette fois, au balai, à la bonne huile de coude !